La technique de la peinture à l’huile

Jusqu’à la fin du M.A, la tempera était la technique la plus employée en peinture. C’est un  procédé de peinture à la détrempe dans lequel le liant, ou véhicule, est une émulsion contenant des substances aqueuses et huileuses telles que l’œuf ou le lait de figue. Elle était surtout employée sur des plâtres ou des panneaux de bois.

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Palette du peintre

Les peintres flamands et notamment Hubert et Jan Van Eyck utilisent la technique de la peinture à l’huile de manière nouvelle. Ils ajoutent un diluant extrait d’une huile essentielle qui remplace l’émulsion à l’eau ainsi que des produits siccatifs (qui accélère séchage de la peinture ou des vernis). On suppose que l’huile utilisée par Van Eyck est l’essence de térébenthine. Mais il garde secrète sa préparation, et encore aujourd’hui, les spécialistes ignorent la composition exacte de la peinture de Van Eyck. L’huile joue donc le rôle de liant et de véhicule. En contrôlant la texture de l’huile on obtient des pâtes fines et translucides qui laissent même parfois apparaître le dessin en détails. De plus, il découvre qu’en mélangeant le vernis avec de la tempera, on obtenait de superbes modelés ainsi qu’un plan en troisième dimension.

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Jan Van Eyck, La vierge au chancelier Rolin, vers 1435, huile sur bois, 66cmx62cm, Musée du Louvre, Paris.

On transforme l’huile en un vernis à peindre. Cela permet une peinture par stratifications successives d’une couleur dont les pigments sont en suspension dans un milieu oléagineux, d’aspect vernissé. La structuration est constituée de différentes strates d’épaisseurs différentes ainsi que de zones translucides. Cela permet de capter la lumière par translucidité et sa réflexion.

Van Eyck broie les couleurs à l’huile cuite (la rend plus dure et transparente). Il y ajoute des résines qu’il étend avec une essence volatile qui s’évapore après dilution de la pâte. Cette technique exige un travail par couches successives. La superposition des couches est possible sans que celles en dessous ne soient pas dissimulées. Les couches conservent leur homogénéité et leur teneur en liquide ce qui maintient les pigments dans un milieu stable et évite tout embu.

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Détails de l’oeuvre.

Ces détails mettent en évidence la technique du Glacis utilisé par VAn Eyck. Cela consiste en une couche de peinture sans épaisseur contenant plus de liant que de pigment dilué dans un véhicule aqueux ou oléagineux et posé à la fin du travail. Il permet d’obtenir une transparence qui fait vibrer les tons ce qui produit un mélange optique : ici il rend les effets de transparence d’une étoffe ou d’une chaire. Il module la couleur sur laquelle il est posé  ce qui permet d’estomper un fond ou de nuancer une carnation.

Cette nouvelle technique permet de créer des oeuvres avec une siccativité lente, consistance, fluidité, fusion délicate des tons brillance et transparence des couches picturales. Chez Van Eyck, le cadre se voit assigner un niveau de réalité tout a fait singulier, qui introduit une ambigüité concernant la réalité de l’image.

Sources : http://www.lefranc-bourgeois.com/beaux-arts/telechargement/A_TELPDF_2009061915460746.PDF

http://www.blockx.be/fr/enseignement/medium.asp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_à_l%27huile

(consultés le 15/03/2013)

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