Le dessin et Jan Van Eyck

Jan Van Eyck faisait souvent des dessins préparatoires avant d’entreprendre la création de ses oeuvres. Il faut savoir que à cette époque, on peignait souvent sur panneaux, et la plupart des peintres faisaient d’abord des dessins préparatoires, car il y avait peu  de moyen de repentir sur les supports en bois.

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Lors de la préparation de l’exposition  « The road to Van Eyck » au Musée Boijmans Van Beuningen, consacrée au peintre flamand et à ses contemporains, on a retrouvé un de ses dessins préparatoires. Il s’agit d’une Crucifixion qui met en scène une foule devant Jérusalem.  Il s’agit d’une oeuvre de l’atelier de Jan Van Eyck.

Les méthodes de travail et l’organisation de Jan Van Eyck dans son atelier n’était pas réellement différentes de celles des autres peintres. Il avait conservé des anciens dessins et modèles tous comme les autres, qui permettaient d’être réutiliser. Une trentaines de dessins sont attribués à Jan Van Eyck.

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Seule l’oeuvre de Jan Van Eyck, Partie de Pêche, exposée au musée du Louvre à Paris, est un dessin en couloir. Il s’agit de la technique du lavis brun avec quelques rehauts de blancs comme nous pouvons le remarquer au niveau des coiffes des femmes, leurs vêtements et le château qu’on peut apercevoir en arrière plan. Néanmoins, on peut constater que seuls les hommes ainsi que leurs costumes sont peints en rouge rehaussé d’or. Par ce choix, le peintre met encore plus l’accent sur la composition de l’oeuvre. Ce dessin est donc l’une de ses oeuvres les plus anciennes et datées.

Il faut noter, que dans l’abondante liste de dessins préparatoires établis par les chercheurs, les plus connus sont ceux de l’ Agneau mystique. On sait d’autre part aujourd’hui que certaines miniatures retrouvées  et certains dessins retrouvés aussi ne sont pas issus de Jan Van Eyck, mais de ses collaborateurs ou successeurs, qui se basaient sur des dessins de leurs maitres pour apprendre et avant de créer une oeuvre sur panneau.

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La relation des frères Jan et Hubert Van Eyck.

Hubert Van Eyck est un peintre  de l’école des primitifs flamands du 15èS. Il est né à Maaseik en 1366 et décède en 1426 à Gand. Il est le frère de Jan van Eyck, connus pour avoir inventé la peinture à l’huile en rajoutant aux couleurs de la térébenthine. Il faut savoir que Francesco Guicciardini et Giorgio Vasari lui attribuent tous deux à tort l’invention de la technique de la peinture à l’huile. Nous pouvons néanmoins noter qu’il est vrai que par de nouveaux mélanges, il atteignit à une couleur plus transparente et donc à un caractère plus lumineux. D’autre part, on attribue à Hubert Van Eyck d’avoir commencer le Retable de l’agneau mystique  finis par son frère Jan.

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La peinture des frères Van Eyck témoigne de l’attention portée à la lumière et d’une infinie patience du regard  et de la sagesse. Leurs pensées sont très imprégnées par le christianisme et sont portés par tous les règnes, par toutes les formes et par toutes les matières comme nous pouvons le constater dans l’Agneau mystique. Dans le monde des Van Eyck tout s’unifie, l’invisible et le visible, le spirituel et le matériel, le Corps mystique et l’humanité, la connaissance rationnelle et celui du regard. Et cela transparait à travers l’agneau mystique esquissait dans un premier temps par Hubert puis achevait dans un second temps par son Frère Jan. Ces deux peintres, sont globalement en accord, sur la manière de peindre et de mettre en valeur les détails dans la peinture. Lorsque Hubert peint le ventre d’Eve, attribut majeur de la féminité, il peint une courbe de manière à annoncer la naissance et son frère Jan, ne pense pas autrement.

Jan est notamment  très attentif à la transfiguration de toutes les matières, nous pouvons le remarquer en faisant l’inventaire des matières de la Vierge au chanoine van der Paele : la chape de velours, les orfrois, les tapis d’orient, les surplis, les perles, les joyaux, le bronze, le marbre, le cristal de roche, la roue de bois, les multiples étoffes par exemple. Et cela est une grande leçon que son Frère Hubert a retenue de lui.

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Nous pouvons noter, quelques différences  alors dans la peinture des deux frères : Chez Jan Van Eyck la piété devient discrète loin des grands retables et des endroits publics. Et c’est l’une des grandes différences entre  l’art de ces derniers. Chez Hubert il y a un passage vers la peinture de chevalet incontestable. Le tableau comme essence prend « son espace son être en soi ». Hubert semble alors plus mystique que Jan qui travail surtout pour les princes. Il faut savoir, qu’on ne connait pas grang chose de Hubert, au contraire de son frère. Il est resté un peu dans l’ombre de son frère. D’ailleurs, il est intéressant de mentionner que sur la tombe d’Hubert Van Eyck il est écrit qu’il était le Frère de Jan Van Eyck et qu’il était « le second dans l’art ».

L’Ars Nova

Erwin Panofsky baptise « ars nova », en 1953, la révolution picturale novatrice des Pays Bas du 15ème siècle. Il fait ainsi référence au renouveau musical du 14ème siècle : l’ars nova était un courant de la musique médiévale occidentale, surtout française. Elle est comprise entre l’écriture du Roman de Fauvel (1310-1314) et la mort de Guillaume de Machaut (1377). Ce courant artistique se développe grâce aux nombreux échanges en Europe entre les artistes flamands et les marchands et bourgeois étrangers. Il introduit un langage illusionniste, qui rompt totalement avec l’esthétique sophistiquée du gothique international. Cela donne une perception beaucoup plus immédiate du monde matériel.

On considère que trois peintres lancent ce courant : Robert Campin (1375-1444), Jan Van Eyck (1390-1441) et Rogier van der Weyden (1400-1464).

Robert Campin réussit à introduire dans sa peinture une puissance plasticité en relief. La perspective est très importante pour lui, même si elle peut être imparfaite. Il abandonne les lignes décoratives et emploie des formes plus sculpturales. Il exerce un immense impact sur les villes du bord du Rhin. Dans son Triptyque de l’Annonciation dit Triptyque de Mérode, il s’inspire des exemples sculpturaux et donnent des volumes très nets à ses personnages. En représentant la scène dans un intérieur bourgeois, il donne un aspect familier et quotidien à la scène. Il montre ici que le christ et la femme avant d’être divins, ont été des personnes ordinaires comme le spectateur qui regarde l’oeuvre.

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Robert Campin, Triptyque dit de Mérode, panneau central avec l’Annonciation et détail du volet  droit avec la figure de saint Joseph dans son atelier, 1422, 
New York, Metropolitan Museum of Art.

Jan Van Eyck se concentre plus sur la vibration lumineuse propre à chaque objet. De plus, il souhaite créer une peinture la moins subjective possible.

Rogier van der Weyden constitue une synthèse des deux en incluant un dynamisme plus marqué. Il cherche à donner de l’émotion dans ses peintures religieuses et cela se ressent notamment dans le traitement de ses visages.

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Rogier van der Weyden, Marie Madeleine lisant, avant 1438, (Londres, National Gallery).

Ces deux derniers sont appréciés grâce à la notoriété de la cour bourguignonne. En effet, Van Eyck puis Van der Weyden sont peintre de la cour du duc de Bourgogne. On les apprécie pour leur technique de la peinture à l’huile et pour la minutie et la lumière subtile de leurs oeuvres.

L’ars nova s’exporte énormément et notamment grâce au travail des guildes et corporations. Les peintures religieuses tels que les retables plaisent  aux étrangers qui les achètent pour meubler leur chapelles personnelles. L’Espagne aussi devient un grand client, grâce aux exonérations fiscales mises en place par Isabelle de Castille pour les artistes étrangers.

Ainsi cet art des Pays Bas influence les arts de toute l’Europe. L’ars nova reste l’un des arts les plus réalistes des 15ème-16ème siècles.

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ars_nova

http://blog-bjl.bjl-multimedia.fr/category/categorie-style24/

http://www.aparences.net/ecoles/les-primitifs-flamands/les-primitifs-flamands-la-naissance-dun-realisme-pictural/

(consulté le 24/03/2013)

Les primitifs flamands

      Les primitifs flamands sont des artistes des Pays Bas Méridionaux entre les 15ème et le 16ème siècle. Ils sont  sous la protection du duché de Bourgogne. Ils se trouvent généralement dans les villes prospères telles que Tournai, Bruxelles, Bruges, Gand et Anvers. On considère Robert Campin et Jan Van Eyck comme les précurseurs du mouvement. La date de fin de ce courant d’artistes fait polémique : certains pensent que la période se termine à la mort de Gérard David en 1523 ; d’autre continue jusqu’à la mort de Brueghel l’Ancien en 1569 ou encore jusqu’à la révolte des gueux en 1566. Cette période est contemporaine de la renaissance italienne, mais les primitifs flamands se démarquent de leur confrères humanistes d’Italie. En effet, leur peinture reflète à la fois l’héritage médiéval du Nord de l’Europe et une acceptation de l’idéal que les artistes de la Renaissance propose.

Parmi les plus célèbres on retient Hans Memling, Gérard David, Rogier Van der Weyden, Robert Campin, Dieric Bouts, Juste de Gand, Hugo Van der Goes, Jérôme Bosch et Pieter Brueghel l’Ancien.

475px-Van_der_Weyden,_Saint_Luke_Drawing_the_Virgin,_Luke_detail Rogier Van der Weyden, Détails de Saint Luc peignant la Vierge, Boston Museum of Fine Arts.

Ils apportent de nombreuses innovations à la peinture notamment dans la représentation de la nature ou le réalisme et l’illusion dans la représentation. L’abandon de la détrempe et l’utilisation de la peinture à l’huile permet une pureté, une luminosité, ainsi que des effets de transparences et une plus grande gamme de tons. Ils innovent également par la disposition des personnages dans l’espace ainsi que dans la composition. Ils mettent en application les leçons de perspectives géométrique de la Renaissance tout en conservant les formes grêles et élancées, la rareté du nu et l’architecture du gothique. En utilisant des intérieurs bourgeois de l’époque, ils amènent le sacré dans le réel. Le support de prédilection des flamands est le bois. Ils peignent sur panneau unique ou  sur retable (plusieurs panneaux) : on parle de triptyque ou polyptyque.

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Robert Campin, L’Annonciation,  1425-1430, Huile sur bois, 64,5×64,5 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.

Le choix de leur sujet se porte essentiellement sur des thèmes religieux ou des portraits bien qu’on trouve parfois des scènes mythologiques ou narratives. Ils introduisent également un nouveau genre : la peinture morale qui dénonce les vices des hommes et leur rappellent l’inévitable mort.

17292_The_Mystic_Marriage_of_St_Catherine_f Gerard David, Mariage mystique de Sainte Catherine, 1505-1510, Huile sur panneau, 104×144 cm, National Gallery, Londres.

Ils acquièrent leur notoriété grâce à l’influence des ducs de Bourgogne et au marchands et banquiers qui les exportent en Allemagne et en Italie. Les pays Bas, prospères économiquement, permettent aux artistes de s’étendre et à des artistes étrangers de venir apprendre la technique du nord. Ainsi, certains peintres français, comme Jean Fouquet ou Jean Prévost ajoute à la prospérité de l’art du Nord.  Les commanditaires sont généralement des ducs, nobles et bourgeois ainsi que des fonctionnaires de la cour. Ils sont flamands mais aussi italiens, allemands, français. La famille Arnolfini par exemple commande régulièrement des oeuvres auprès de jan Van Eyck.  Les plus riches d’entre eux possédaient leur propre autels et les décoraient d’oeuvres religieuses. Afin de répondre aux commandes grandissantes, ils développent de nombreux ateliers.

rembrandt_ronde_de_nuit_l                         Rembrandt, Ronde de nuit (Guilde), huile sur toile, 363 × 437 cm. Rijksmuseum, Amsterdam.

Le mécénat des bourgeois et marchands permet le développement de la peinture mais aussi de l’enluminure et de l’orfèvrerie. De nombreuses guildes apparaissent : il s’agit de corporations de peintres ou d’ouvriers soumis à des conditions financières annuelles afin de pouvoir apprendre puis pratiquer le métier. Chaque guilde comprend un doyen, un président et des jurés dirigeant les ouvriers. En ce qui concerne les guildes d’artistes, les peintres en formation reçoivent un enseignement digne des plus grand, en échange d’une aide à leur maitre dans la réalisation des oeuvres.

Ainsi, les primitifs flamands, par leur innovations techniques et leur expansion à travers l’Europe, donnent une notoriété et une primauté à la peinture du Nord. Encore aujourd’hui, les peintres flamands sont considérés comme faisant partie des meilleurs de l’histoire.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Primitif_flamand

http://www.bnf.fr/documents/biblio_peinture_flamande.pdf

(consultés le 22/03/2013)

 

La technique de la peinture à l’huile

Jusqu’à la fin du M.A, la tempera était la technique la plus employée en peinture. C’est un  procédé de peinture à la détrempe dans lequel le liant, ou véhicule, est une émulsion contenant des substances aqueuses et huileuses telles que l’œuf ou le lait de figue. Elle était surtout employée sur des plâtres ou des panneaux de bois.

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Palette du peintre

Les peintres flamands et notamment Hubert et Jan Van Eyck utilisent la technique de la peinture à l’huile de manière nouvelle. Ils ajoutent un diluant extrait d’une huile essentielle qui remplace l’émulsion à l’eau ainsi que des produits siccatifs (qui accélère séchage de la peinture ou des vernis). On suppose que l’huile utilisée par Van Eyck est l’essence de térébenthine. Mais il garde secrète sa préparation, et encore aujourd’hui, les spécialistes ignorent la composition exacte de la peinture de Van Eyck. L’huile joue donc le rôle de liant et de véhicule. En contrôlant la texture de l’huile on obtient des pâtes fines et translucides qui laissent même parfois apparaître le dessin en détails. De plus, il découvre qu’en mélangeant le vernis avec de la tempera, on obtenait de superbes modelés ainsi qu’un plan en troisième dimension.

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Jan Van Eyck, La vierge au chancelier Rolin, vers 1435, huile sur bois, 66cmx62cm, Musée du Louvre, Paris.

On transforme l’huile en un vernis à peindre. Cela permet une peinture par stratifications successives d’une couleur dont les pigments sont en suspension dans un milieu oléagineux, d’aspect vernissé. La structuration est constituée de différentes strates d’épaisseurs différentes ainsi que de zones translucides. Cela permet de capter la lumière par translucidité et sa réflexion.

Van Eyck broie les couleurs à l’huile cuite (la rend plus dure et transparente). Il y ajoute des résines qu’il étend avec une essence volatile qui s’évapore après dilution de la pâte. Cette technique exige un travail par couches successives. La superposition des couches est possible sans que celles en dessous ne soient pas dissimulées. Les couches conservent leur homogénéité et leur teneur en liquide ce qui maintient les pigments dans un milieu stable et évite tout embu.

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Détails de l’oeuvre.

Ces détails mettent en évidence la technique du Glacis utilisé par VAn Eyck. Cela consiste en une couche de peinture sans épaisseur contenant plus de liant que de pigment dilué dans un véhicule aqueux ou oléagineux et posé à la fin du travail. Il permet d’obtenir une transparence qui fait vibrer les tons ce qui produit un mélange optique : ici il rend les effets de transparence d’une étoffe ou d’une chaire. Il module la couleur sur laquelle il est posé  ce qui permet d’estomper un fond ou de nuancer une carnation.

Cette nouvelle technique permet de créer des oeuvres avec une siccativité lente, consistance, fluidité, fusion délicate des tons brillance et transparence des couches picturales. Chez Van Eyck, le cadre se voit assigner un niveau de réalité tout a fait singulier, qui introduit une ambigüité concernant la réalité de l’image.

Sources : http://www.lefranc-bourgeois.com/beaux-arts/telechargement/A_TELPDF_2009061915460746.PDF

http://www.blockx.be/fr/enseignement/medium.asp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_à_l%27huile

(consultés le 15/03/2013)

La vie et l’oeuvre de Jan Van Eyck

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            L’homme au turban rouge, Bruges, 1433

Jan Van Eyck naît en 1390 à Maaseik. Il meurt à Bruges le 9 juillet 1441. Il devient le protégé du prince Jean de Bavière (1390-1417). Il sera nommé peintre de la cour de la Haye entre 1422 et 1425. A la mort de Jean, Van Eyck quitte la Haye pour aller à Bruges. Il se met au service du duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Il réalisera pour le duc des missions exceptionnelles et confidentielles. Certains pensent par exemple qu’il serait aller en repérage en terre sainte pour le compte du Duc. Il  part aussi en mission diplomatique notamment à la cour d’Alphonse V d’Aragon, à Valences, pour demander la main d’Isabelle d’Urgel pour Philippe. Aragon achètera plusieurs oeuvres à van Eyck et Lluis Dalmau, peintre attitré de la cour, est chargé de former Jan Van Eyck de 1431 à 1436.

 Pendant ses nombreux retour en Flandre, il épouse en 1433 « demoiselle Marie » dont il réalisera le portrait. Leur premier enfant nait en 1434 et c’est le duc de Bourgogne qui est choisit pour parrain. C’est pendant cette période qu’il peint ses oeuvres les plus célèbres : l’Agneau Mystique commencé par son frère Hubert, et qu’il termine en 1432,  l’Homme au Turban rouge en 1433, Les époux Arnolfini en 1434, et La vierge au chancelier Van der Paele entre 1434 et 1436.

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             Retable de l’Agneau mystique, Gand, 1432.

Il travaille pour le duc jusqu’à sa mort en 1441 en tant que peintre, décorateur et diplomate. A sa mort, il est inhumé dans le cloitre des Saint Donatien. Son frère Hubert demande son transfert dans une église près de fonds baptismaux. Son apport à la technique de la peinture à l’huile fait de lui un précurseur des primitifs flamands.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_van_eyck (consulté le 8/03 2013)