Les primitifs flamands

      Les primitifs flamands sont des artistes des Pays Bas Méridionaux entre les 15ème et le 16ème siècle. Ils sont  sous la protection du duché de Bourgogne. Ils se trouvent généralement dans les villes prospères telles que Tournai, Bruxelles, Bruges, Gand et Anvers. On considère Robert Campin et Jan Van Eyck comme les précurseurs du mouvement. La date de fin de ce courant d’artistes fait polémique : certains pensent que la période se termine à la mort de Gérard David en 1523 ; d’autre continue jusqu’à la mort de Brueghel l’Ancien en 1569 ou encore jusqu’à la révolte des gueux en 1566. Cette période est contemporaine de la renaissance italienne, mais les primitifs flamands se démarquent de leur confrères humanistes d’Italie. En effet, leur peinture reflète à la fois l’héritage médiéval du Nord de l’Europe et une acceptation de l’idéal que les artistes de la Renaissance propose.

Parmi les plus célèbres on retient Hans Memling, Gérard David, Rogier Van der Weyden, Robert Campin, Dieric Bouts, Juste de Gand, Hugo Van der Goes, Jérôme Bosch et Pieter Brueghel l’Ancien.

475px-Van_der_Weyden,_Saint_Luke_Drawing_the_Virgin,_Luke_detail Rogier Van der Weyden, Détails de Saint Luc peignant la Vierge, Boston Museum of Fine Arts.

Ils apportent de nombreuses innovations à la peinture notamment dans la représentation de la nature ou le réalisme et l’illusion dans la représentation. L’abandon de la détrempe et l’utilisation de la peinture à l’huile permet une pureté, une luminosité, ainsi que des effets de transparences et une plus grande gamme de tons. Ils innovent également par la disposition des personnages dans l’espace ainsi que dans la composition. Ils mettent en application les leçons de perspectives géométrique de la Renaissance tout en conservant les formes grêles et élancées, la rareté du nu et l’architecture du gothique. En utilisant des intérieurs bourgeois de l’époque, ils amènent le sacré dans le réel. Le support de prédilection des flamands est le bois. Ils peignent sur panneau unique ou  sur retable (plusieurs panneaux) : on parle de triptyque ou polyptyque.

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Robert Campin, L’Annonciation,  1425-1430, Huile sur bois, 64,5×64,5 cm, Metropolitan Museum of Art, New York.

Le choix de leur sujet se porte essentiellement sur des thèmes religieux ou des portraits bien qu’on trouve parfois des scènes mythologiques ou narratives. Ils introduisent également un nouveau genre : la peinture morale qui dénonce les vices des hommes et leur rappellent l’inévitable mort.

17292_The_Mystic_Marriage_of_St_Catherine_f Gerard David, Mariage mystique de Sainte Catherine, 1505-1510, Huile sur panneau, 104×144 cm, National Gallery, Londres.

Ils acquièrent leur notoriété grâce à l’influence des ducs de Bourgogne et au marchands et banquiers qui les exportent en Allemagne et en Italie. Les pays Bas, prospères économiquement, permettent aux artistes de s’étendre et à des artistes étrangers de venir apprendre la technique du nord. Ainsi, certains peintres français, comme Jean Fouquet ou Jean Prévost ajoute à la prospérité de l’art du Nord.  Les commanditaires sont généralement des ducs, nobles et bourgeois ainsi que des fonctionnaires de la cour. Ils sont flamands mais aussi italiens, allemands, français. La famille Arnolfini par exemple commande régulièrement des oeuvres auprès de jan Van Eyck.  Les plus riches d’entre eux possédaient leur propre autels et les décoraient d’oeuvres religieuses. Afin de répondre aux commandes grandissantes, ils développent de nombreux ateliers.

rembrandt_ronde_de_nuit_l                         Rembrandt, Ronde de nuit (Guilde), huile sur toile, 363 × 437 cm. Rijksmuseum, Amsterdam.

Le mécénat des bourgeois et marchands permet le développement de la peinture mais aussi de l’enluminure et de l’orfèvrerie. De nombreuses guildes apparaissent : il s’agit de corporations de peintres ou d’ouvriers soumis à des conditions financières annuelles afin de pouvoir apprendre puis pratiquer le métier. Chaque guilde comprend un doyen, un président et des jurés dirigeant les ouvriers. En ce qui concerne les guildes d’artistes, les peintres en formation reçoivent un enseignement digne des plus grand, en échange d’une aide à leur maitre dans la réalisation des oeuvres.

Ainsi, les primitifs flamands, par leur innovations techniques et leur expansion à travers l’Europe, donnent une notoriété et une primauté à la peinture du Nord. Encore aujourd’hui, les peintres flamands sont considérés comme faisant partie des meilleurs de l’histoire.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Primitif_flamand

http://www.bnf.fr/documents/biblio_peinture_flamande.pdf

(consultés le 22/03/2013)

 

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L’homme au turban rouge, un portrait intellectualisé

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L’homme au turban rouge, huile sur bois de 33,3 cm par 25,7 cm, peinte en 1433, est certainement le portrait le plus fameux de Jan Van Eyck. D’une apparente simplicité il se révèle peu à peu au spectateur, sévère et captivant. On y voit le portrait d’un homme en plan rapproché, au visage calme, regardant le spectateur dans une attitude impassible, ce qui le rend d’autant plus troublant. Si notre regard est en premier lieu porté vers ce visage si intéressant, il va peu à peu se placer sur l’imposant turban rouge qui le surplombe.

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La peau du visage est admirablement rendue, les rides sont présentes, tout comme les plis de la chair, au niveau de la bouche et des yeux. L’homme représenté n’est pas idéalisé, comme les artistes avaient l’habitude de le faire à la Renaissance, il est avant tout représenté dans sa réalité. Les traits du visage sont fins, le nez, les lèvres et même les yeux, ce qui lui donne un regard perçant. Les détails du visage sont travaillés jusque dans les yeux où l’on peut voir des vaisseaux sanguins, ou encore au menton où l’on aperçoit quelques poils.

Au sommet de son crâne, le turban rouge est lumineux et particulièrement imposant, occupant une grande partie de la toile. On lui donne abusivement le nom de turban mais il s’agit probablement d’un chaperon, souvent noué sur le crâne, qui servait à protéger du froid. Au moyen-âge il était souvent porté, notamment par la bourgeoisie, il est donc probable que ce turban soit en réalité un couvre-chef typique de l’époque de Jan Van Eyck.

Le rouge ressort d’autant plus que le fond de la toile est d’une grande neutralité, complètement noir. Jan Van Eyck rend ici toute la matière du tissu, il utilise les drapés, les noeuds et donne au turban une présence solide. C’est grâce à l’utilisation de la peinture à l’huile que l’artiste peu obtenir tous ces effets. Il peint en superposant des glacis colorés, afin de rendre d’une part la couleur plus lumineuse, mais aussi pour montrer des détails particulièrement minutieux. En effet, la peinture à l’huile possède la propriété de sécher lentement, ce qui permet au peintre de retoucher les traits et de faire des fondus très délicats. De plus, Jan Van Eyck peint avec des couches très riches en huile et pauvres en pigments, les glacis. Ceux ci permettent de superposer les couches afin de rendre la couleur par couches translucides et donc de donner de la profondeur aux coloris.

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Le contraste entre les différentes teintes renforce la théâtralité de l’oeuvre, et offre un rendu de la carnation très juste. Le teint pâle de l’Homme au Turban est réchauffé par le tissu rouge. Ici, le visage calme du modèle est contrebalancé par le turban qui semble presque exprimer ses émotions ou du moins, ce que le visage impassible ne laisse pas transparaitre. Le peintre démontre aussi sa capacité à faire une peinture individualisée, qui présente un portrait très personnel et loin des représentations habituelles.

De nombreux historiens de l’art ont proposés l’hypothèse comme quoi ce portrait serait en réalité un autoportrait de Jan Van Eyck, qui avait l’habitude de porter un large couvre-chef. Cependant, aujourd’hui encore cette hypothèse reste invérifiable et il faut garder certaines distances vis-à-vis de cela. Il reste néanmoins que cette oeuvre se place comme une des plus représentatives du style de Jan Van Eyck, avec un rendu minutieux des éléments présentés, une peinture ancrée dans la réalité mais tout de même dotée d’une forte symbolique offrant une peinture intellectualisée.

Sources :

http://aufildelart.hautetfort.com/archive/2006/12/09/l-homme-au-turban-rouge-jan-van-eyck-1433.html

http://www.telerama.fr/scenes/l-homme-au-turban-rouge-de-jan-van-eyck-1433,91127.php

(consultés le 21/03/2013)

La technique de la peinture à l’huile

Jusqu’à la fin du M.A, la tempera était la technique la plus employée en peinture. C’est un  procédé de peinture à la détrempe dans lequel le liant, ou véhicule, est une émulsion contenant des substances aqueuses et huileuses telles que l’œuf ou le lait de figue. Elle était surtout employée sur des plâtres ou des panneaux de bois.

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Palette du peintre

Les peintres flamands et notamment Hubert et Jan Van Eyck utilisent la technique de la peinture à l’huile de manière nouvelle. Ils ajoutent un diluant extrait d’une huile essentielle qui remplace l’émulsion à l’eau ainsi que des produits siccatifs (qui accélère séchage de la peinture ou des vernis). On suppose que l’huile utilisée par Van Eyck est l’essence de térébenthine. Mais il garde secrète sa préparation, et encore aujourd’hui, les spécialistes ignorent la composition exacte de la peinture de Van Eyck. L’huile joue donc le rôle de liant et de véhicule. En contrôlant la texture de l’huile on obtient des pâtes fines et translucides qui laissent même parfois apparaître le dessin en détails. De plus, il découvre qu’en mélangeant le vernis avec de la tempera, on obtenait de superbes modelés ainsi qu’un plan en troisième dimension.

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Jan Van Eyck, La vierge au chancelier Rolin, vers 1435, huile sur bois, 66cmx62cm, Musée du Louvre, Paris.

On transforme l’huile en un vernis à peindre. Cela permet une peinture par stratifications successives d’une couleur dont les pigments sont en suspension dans un milieu oléagineux, d’aspect vernissé. La structuration est constituée de différentes strates d’épaisseurs différentes ainsi que de zones translucides. Cela permet de capter la lumière par translucidité et sa réflexion.

Van Eyck broie les couleurs à l’huile cuite (la rend plus dure et transparente). Il y ajoute des résines qu’il étend avec une essence volatile qui s’évapore après dilution de la pâte. Cette technique exige un travail par couches successives. La superposition des couches est possible sans que celles en dessous ne soient pas dissimulées. Les couches conservent leur homogénéité et leur teneur en liquide ce qui maintient les pigments dans un milieu stable et évite tout embu.

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Détails de l’oeuvre.

Ces détails mettent en évidence la technique du Glacis utilisé par VAn Eyck. Cela consiste en une couche de peinture sans épaisseur contenant plus de liant que de pigment dilué dans un véhicule aqueux ou oléagineux et posé à la fin du travail. Il permet d’obtenir une transparence qui fait vibrer les tons ce qui produit un mélange optique : ici il rend les effets de transparence d’une étoffe ou d’une chaire. Il module la couleur sur laquelle il est posé  ce qui permet d’estomper un fond ou de nuancer une carnation.

Cette nouvelle technique permet de créer des oeuvres avec une siccativité lente, consistance, fluidité, fusion délicate des tons brillance et transparence des couches picturales. Chez Van Eyck, le cadre se voit assigner un niveau de réalité tout a fait singulier, qui introduit une ambigüité concernant la réalité de l’image.

Sources : http://www.lefranc-bourgeois.com/beaux-arts/telechargement/A_TELPDF_2009061915460746.PDF

http://www.blockx.be/fr/enseignement/medium.asp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_à_l%27huile

(consultés le 15/03/2013)

Le miroir : une mise en abyme de la peinture

Le miroir a toujours été important dans la peinture flamande, comme en témoignent les oeuvres de Quinten Metsys, Petrus Christus ou encore Jan Van Eyck. Si le miroir a toujours eu un rôle plastique dans la peinture, permettant par exemple de refléter la lumière, il se dote aussi d’une dimension symbolique, offrant à l’oeil du spectateur une scène à part dans le tableau. La minutie du peintre se retrouve dans le traitement de la scène qui est fait, il peint l’intégralité de la pièce dans un espace minime.

Les Epoux Arnolfini illustrent parfaitement la place du miroir sphérique dans la peinture flamande. On peut voir au fond de la chambre des époux, derrière le couple, un petit miroir sphérique reflétant les personnages du tableau, mais aussi deux autres silhouettes. De plus, il faut souligner le souci du détail dont fait preuve le peintre, en peignant les silhouettes en bleu et en rouge, offrant ainsi la possibilité de les distinguer. Les questions autour de cette représentation sont nombreuses et restent en suspend depuis des années, attisa sans cesse la curiosité et l’esprit des historiens d’art.

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Nous pourrions réduire le rôle du miroir à la simple signature de l’artiste, qui peint au dessus du miroir : « Johannes de eyck fuit hic. 1434″, soit « Jan Van Eyck était ici. 1434 ». Ainsi, le peintre signale sa présence, comme le prouve le miroir. Cependant, « hic » peut aussi être comprit comme un démonstratif, soit « celui-ci« . Dans ce cas là le tableau serait alors un autoportrait du peintre, alors interprété comme le tableau de mariage du peintre lui même.

Reste cependant à connaitre l’identité du personnage l’accompagnant ; les hypothèses sont diverses, on parle de l’épouse de Jan Eyck, de son frère Hubert van Eyck ( décédé plusieurs années auparavant ), des témoins du mariage, ou d’un parent des époux. Si nous ne pouvons affirmer avec certitude l’identité de ce personnage, on peut en revanche montrer le lien que fait l’artiste entre le plan de la peinture et l’espace du spectateur. En plaçant la scène dans la chambre du couple, Van Eyck nous offrait déjà la possibilité d’accéder à l’espace privé des personnages. Par le reflet, il crée une scène en dehors du tableau, pour montrer le prolongement de la scène et l’espace du peintre. Il participe à la création d’un espace propre au peintre, qui se prolonge au delà de la peinture, il met en abyme le monde de l’oeuvre. Cette hypothèse, bien que tout à fait probable, reste néanmoins réfutée par plusieurs historiens, qui ne voient dans l’oeuvre qu’une peinture proprement réaliste et clair. Se tourner vers une interprétation aussi simpliste, bien que celle ci soit possible, apparait toutefois comme peu séduisante , elle enlève au tableau toute l’aura mystique qui flotte autour de l’oeuvre.

Ainsi, cette petite parcelle de l’oeuvre aura été l’objet des réflexions les plus poussées d’historiens et critiques d’art, et continue encore à capter l’attention des contemporains. Si il reste difficile d’affirmer des points précis sur le rôle du miroir dans l’oeuvre, il est toutefois possible de se pencher sur l’oeuvre afin d’en comprendre un peu mieux le sens caché.

Sources :

http://leportique.revues.org/index554.html

http://pcsi-unautreregard.over-blog.com/article-7168979.html

(consultés le 15/03/2013)

Les Epoux Arnolfini

Les Epoux Arnolfini est une peinture à l’huile sur panneau de bois de chêne réalisée en  1434  et mesurant 82 par 60cm, aujourd’hui conservée à la National Gallery de Londres. Cette peinture emblématique de l’art de Jan Van Eyck fut l’objet de diverses interprétations, et reste aujourd’hui encore un mystère sur lequel se penchent beaucoup d’historiens de l’art, notamment Erwin Panofsky qui en fit une étude poussée dans son livre sur Les Peintres Flamands ( publié en 1953 ).

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Ce tableau représentatif de l’oeuvre de Jan Van Eyck  se place comme une oeuvre majeure dans sa production artistique. Au travers de ce peinture, l’artiste nous offre le portrait de deux personnages, le marchand toscan Giovanni Arnolfi, installé à Bruges avec son épouse, Giovanna Cenami. Van Eyck a représenté le couple en pied, dans leur chambre, les époux se tenant par la main dans un pose solennelle et hiératique. On voit autour d’eux des objets personnels dont les chaussures au premier plan, mais aussi un petit chien, symbole de fidélité. L’espace est baigné de lumière, sublimant d’une part la richesse du décor, avec le lustre, les meubles en bois et les tissus épais, mais cela offre aussi une grande clarté à cette peinture.

Cette oeuvre, par ses caractéristiques matérielles, illustre parfaitement le style de l’artiste au travers de différents aspects. Tout d’abord, la minutie des détails dont fait preuve le peintre pour dépeindre cette scène. Les détails des tissus, des vêtements et des poils du chien sont d’une précision et d’une finesse remarquable, rendue possible grâce à l’usage de la peinture à l’huile et de pinceaux très fins. De plus, la gamme chromatique utilisée anime l’oeuvre, jouant sur les contrastes de couleur entre le rouge des tissus et le vert de la robe de Giovanna Cenami. Van Eyck, pionner dans l’utilisation de la peinture à l’huile, offre un rendu des couleurs sublimé avec justesse et clarté par le maniement des glacis colorés. Enfin, la scène regorge de détails symboliques, que l’on retrouve parfaitement dans le miroir circulaire situé à l’arrière plan du tableau. Par le biais de ce miroir, l’artiste fait son portrait et se place dans le tableau,  ce qui inspirera Diego Velasquez pour son oeuvre Les Ménines peint en 1656.

Pour démontrer l’extrême précision du peintre et le caractère symbolique, voire même mystique, dont il dote sa peinture, il est nécessaire de se pencher sur chaque détail de cette oeuvre, ainsi que sur les différentes interprétations dont elle a fait l’objet. Ceci fera l’objet de plusieurs articles, visant à expliquer le mystère autour de ce tableau, ou du moins à tenter de dénouer toutes les interprétations qui entourent l’oeuvre.

Pour aider un peu plus dans la compréhension de cette oeuvre, voici une petite vidéo explicative, qui se concentre uniquement sur ce tableau.

Les Epoux Arnolfini

Sources : 

http://www.scaraba.net/creanum/bifocale/356-les-epoux-arnolfini-van-eyck

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Époux_Arnolfini

(consultés le 12/03/2013)

La vie et l’oeuvre de Jan Van Eyck

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            L’homme au turban rouge, Bruges, 1433

Jan Van Eyck naît en 1390 à Maaseik. Il meurt à Bruges le 9 juillet 1441. Il devient le protégé du prince Jean de Bavière (1390-1417). Il sera nommé peintre de la cour de la Haye entre 1422 et 1425. A la mort de Jean, Van Eyck quitte la Haye pour aller à Bruges. Il se met au service du duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Il réalisera pour le duc des missions exceptionnelles et confidentielles. Certains pensent par exemple qu’il serait aller en repérage en terre sainte pour le compte du Duc. Il  part aussi en mission diplomatique notamment à la cour d’Alphonse V d’Aragon, à Valences, pour demander la main d’Isabelle d’Urgel pour Philippe. Aragon achètera plusieurs oeuvres à van Eyck et Lluis Dalmau, peintre attitré de la cour, est chargé de former Jan Van Eyck de 1431 à 1436.

 Pendant ses nombreux retour en Flandre, il épouse en 1433 « demoiselle Marie » dont il réalisera le portrait. Leur premier enfant nait en 1434 et c’est le duc de Bourgogne qui est choisit pour parrain. C’est pendant cette période qu’il peint ses oeuvres les plus célèbres : l’Agneau Mystique commencé par son frère Hubert, et qu’il termine en 1432,  l’Homme au Turban rouge en 1433, Les époux Arnolfini en 1434, et La vierge au chancelier Van der Paele entre 1434 et 1436.

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             Retable de l’Agneau mystique, Gand, 1432.

Il travaille pour le duc jusqu’à sa mort en 1441 en tant que peintre, décorateur et diplomate. A sa mort, il est inhumé dans le cloitre des Saint Donatien. Son frère Hubert demande son transfert dans une église près de fonds baptismaux. Son apport à la technique de la peinture à l’huile fait de lui un précurseur des primitifs flamands.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_van_eyck (consulté le 8/03 2013)