La relation des frères Jan et Hubert Van Eyck.

Hubert Van Eyck est un peintre  de l’école des primitifs flamands du 15èS. Il est né à Maaseik en 1366 et décède en 1426 à Gand. Il est le frère de Jan van Eyck, connus pour avoir inventé la peinture à l’huile en rajoutant aux couleurs de la térébenthine. Il faut savoir que Francesco Guicciardini et Giorgio Vasari lui attribuent tous deux à tort l’invention de la technique de la peinture à l’huile. Nous pouvons néanmoins noter qu’il est vrai que par de nouveaux mélanges, il atteignit à une couleur plus transparente et donc à un caractère plus lumineux. D’autre part, on attribue à Hubert Van Eyck d’avoir commencer le Retable de l’agneau mystique  finis par son frère Jan.

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La peinture des frères Van Eyck témoigne de l’attention portée à la lumière et d’une infinie patience du regard  et de la sagesse. Leurs pensées sont très imprégnées par le christianisme et sont portés par tous les règnes, par toutes les formes et par toutes les matières comme nous pouvons le constater dans l’Agneau mystique. Dans le monde des Van Eyck tout s’unifie, l’invisible et le visible, le spirituel et le matériel, le Corps mystique et l’humanité, la connaissance rationnelle et celui du regard. Et cela transparait à travers l’agneau mystique esquissait dans un premier temps par Hubert puis achevait dans un second temps par son Frère Jan. Ces deux peintres, sont globalement en accord, sur la manière de peindre et de mettre en valeur les détails dans la peinture. Lorsque Hubert peint le ventre d’Eve, attribut majeur de la féminité, il peint une courbe de manière à annoncer la naissance et son frère Jan, ne pense pas autrement.

Jan est notamment  très attentif à la transfiguration de toutes les matières, nous pouvons le remarquer en faisant l’inventaire des matières de la Vierge au chanoine van der Paele : la chape de velours, les orfrois, les tapis d’orient, les surplis, les perles, les joyaux, le bronze, le marbre, le cristal de roche, la roue de bois, les multiples étoffes par exemple. Et cela est une grande leçon que son Frère Hubert a retenue de lui.

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Nous pouvons noter, quelques différences  alors dans la peinture des deux frères : Chez Jan Van Eyck la piété devient discrète loin des grands retables et des endroits publics. Et c’est l’une des grandes différences entre  l’art de ces derniers. Chez Hubert il y a un passage vers la peinture de chevalet incontestable. Le tableau comme essence prend « son espace son être en soi ». Hubert semble alors plus mystique que Jan qui travail surtout pour les princes. Il faut savoir, qu’on ne connait pas grang chose de Hubert, au contraire de son frère. Il est resté un peu dans l’ombre de son frère. D’ailleurs, il est intéressant de mentionner que sur la tombe d’Hubert Van Eyck il est écrit qu’il était le Frère de Jan Van Eyck et qu’il était « le second dans l’art ».

La vie et l’oeuvre de Jan Van Eyck

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            L’homme au turban rouge, Bruges, 1433

Jan Van Eyck naît en 1390 à Maaseik. Il meurt à Bruges le 9 juillet 1441. Il devient le protégé du prince Jean de Bavière (1390-1417). Il sera nommé peintre de la cour de la Haye entre 1422 et 1425. A la mort de Jean, Van Eyck quitte la Haye pour aller à Bruges. Il se met au service du duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Il réalisera pour le duc des missions exceptionnelles et confidentielles. Certains pensent par exemple qu’il serait aller en repérage en terre sainte pour le compte du Duc. Il  part aussi en mission diplomatique notamment à la cour d’Alphonse V d’Aragon, à Valences, pour demander la main d’Isabelle d’Urgel pour Philippe. Aragon achètera plusieurs oeuvres à van Eyck et Lluis Dalmau, peintre attitré de la cour, est chargé de former Jan Van Eyck de 1431 à 1436.

 Pendant ses nombreux retour en Flandre, il épouse en 1433 « demoiselle Marie » dont il réalisera le portrait. Leur premier enfant nait en 1434 et c’est le duc de Bourgogne qui est choisit pour parrain. C’est pendant cette période qu’il peint ses oeuvres les plus célèbres : l’Agneau Mystique commencé par son frère Hubert, et qu’il termine en 1432,  l’Homme au Turban rouge en 1433, Les époux Arnolfini en 1434, et La vierge au chancelier Van der Paele entre 1434 et 1436.

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             Retable de l’Agneau mystique, Gand, 1432.

Il travaille pour le duc jusqu’à sa mort en 1441 en tant que peintre, décorateur et diplomate. A sa mort, il est inhumé dans le cloitre des Saint Donatien. Son frère Hubert demande son transfert dans une église près de fonds baptismaux. Son apport à la technique de la peinture à l’huile fait de lui un précurseur des primitifs flamands.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_van_eyck (consulté le 8/03 2013)